Côte d’Ivoire-Direction Générale des Impôts-Dix ans de réformes et de hausse des recettes sous Ouattara Sié Abou

Côte d’Ivoire-Direction Générale des Impôts-Dix ans de réformes et de hausse des recettes sous Ouattara Sié Abou

À la tête de la Direction générale des Impôts (DGI) depuis 2016, Ouattara Sié Abou a conduit, au fil des années, une série de changements qui ont profondément modifié le fonctionnement de l’administration fiscale ivoirienne. Digitalisation des services, réorganisation des structures, rapprochement avec les contribuables et renforcement des moyens : la DGI a progressivement changé de visage. Le résultat le plus souvent mis en avant reste l’évolution des recettes fiscales. Les chiffres communiqués dans le cadre de cet article montrent une progression continue sur la période. Qui sont passés de 1 825,3 milliards de FCFA en 2016 à 4 897,3 milliards en 2025.

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Dans le détail, les recettes annoncées s’établissent à 1 963,4 milliards en 2017, 2 149,4 milliards en 2018, 2 302,9 milliards en 2019, puis 2 358,8 milliards en 2020. Elles atteignent ensuite 2 849,3 milliards en 2021, avant de franchir un nouveau palier en 2022 avec 3 736,1 milliards. Le montant indiqué pour 2023 est également de 3 736,1 milliards, puis les recettes remontent à 4 249,6 milliards en 2024 et à 4 897,3 milliards en 2025. Derrière cette progression, il y a surtout une volonté de rendre les services fiscaux plus simples et plus rapides. La télédéclaration et le télépaiement ont notamment permis à de nombreux contribuables d’effectuer leurs démarches à distance, sans avoir à se rendre systématiquement dans les bureaux des impôts. La transformation s’est poursuivie avec le Livre foncier électronique, la facture normalisée électronique, la dématérialisation de certaines procédures et la mise en place du Système intégré de gestion des impôts. L’idée est la même : réduire les procédures sur papier, améliorer la traçabilité des opérations et limiter les délais de traitement.

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La facture normalisée électronique occupe également une place importante dans cette stratégie. En permettant de mieux suivre les transactions, elle constitue un outil de lutte contre la fraude et d’amélioration du recouvrement fiscal.La DGI a aussi renforcé sa présence sur le terrain. De nouvelles directions et de nouveaux services ont été créés, avec l’objectif de rapprocher l’administration des contribuables. Des centres des impôts ont par ailleurs été réhabilités ou construits et les services ont bénéficié de nouveaux équipements informatiques, roulants et logistiques.Pour les partisans de Ouattara Sié Abou, ces transformations ne peuvent pas être dissociées de la hausse enregistrée par les recettes fiscales. Ils y voient la traduction concrète d’une administration devenue plus moderne, davantage numérisée et mieux organisée. Il serait cependant excessif d’attribuer l’ensemble de cette évolution au seul directeur général. Les recettes fiscales dépendent aussi de la croissance économique, des décisions du gouvernement, des réformes fiscales, de l’évolution de l’activité des entreprises et de la conjoncture nationale et internationale. C’est justement sur ce bilan que se concentre aujourd’hui une partie du débat autour du patron de la DGI. Des accusations et des critiques ont été formulées à son encontre, notamment dans le dossier relatif aux dégrèvements. Ses défenseurs soutiennent, de leur côté, qu’il aurait lui-même demandé à l’Inspection générale des services des Impôts de se pencher sur cette question afin de faire la lumière sur les faits.

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Des personnes présentées comme impliquées dans cette affaire auraient été interpellées dans l’attente des conclusions des contrôles. Mais tant que les procédures ne sont pas arrivées à leur terme, il reste nécessaire de distinguer les accusations, les soupçons et les responsabilités effectivement établies. Ses soutiens dénoncent pour leur part une campagne visant à fragiliser le directeur général et évoquent des manœuvres destinées à opposer certains syndicats à sa direction. Là encore, ces accusations doivent être considérées comme la position de ceux qui les défendent tant qu’elles ne sont pas étayées par des éléments officiels. Une chose reste néanmoins difficile à ignorer : en près de dix ans, la DGI a connu une profonde mutation. Les démarches fiscales sont davantage numérisées, les services se sont développés et les recettes ont fortement progressé selon les chiffres communiqués. C’est sur cette base que ses défenseurs présentent Ouattara Sié Abou comme un technocrate qui a consacré l’essentiel de son passage à la tête de la DGI au travail et à la recherche de meilleurs résultats. Pour eux, les performances enregistrées devraient être prises en compte dans l’appréciation de son action. Au-delà des querelles et des accusations, le plus important reste finalement de laisser les contrôles et les procédures suivre leur cours. S’il existe des irrégularités, elles doivent être établies et les responsabilités situées. Mais il serait tout aussi injuste de réduire dix années de transformation de l’administration fiscale à une seule controverse. Le bilan d’un directeur général se mesure aussi aux résultats de l’institution qu’il dirige. Et sur ce terrain, les chiffres disponibles montrent une DGI dont les recettes fiscales ont considérablement augmenté depuis 2016, tandis que son fonctionnement s’est progressivement tourné vers le numérique. C’est ce bilan, avec ses réussites comme ses éventuelles zones d’ombre, qui mérite aujourd’hui d’être regardé avec sérieux, loin des procès d’intention et des jugements définitifs.

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