
Côte d’Ivoire-Lancine Gbon Coulibaly-Après son appel au soulèvement populaire-Il fait des précisions
Président du mouvement citoyen Génération Consciente Côte d’Ivoire Nouvelle, Lancine Gbon Coulibaly fait des prises de parole récurrentes, tant sur les réseaux sociaux que dans les médias. Dans ses prises de parole, il reste attaché à des valeurs empruntes de justice sociale, d’équité et de bien être pour tous. Pour lui, la Côte d’Ivoire doit se défaire des considérations ethniques et sociales. Le développement tant prôné, doit selon lui, profiter à la masse. Outre la dénonciation de fléaux tels que la drogue qui gangrènent la jeunesse Ivoirienne, Lancine Gbon Coulibaliy met le pied dans le débat politique. Dans sa dernière sortie, avec un ton martial à la limite de la colère, il en appelle à un soulèvement populaire avec des mots très forts déclinés ainsi : « Nous sommes face à un système de pilleurs et d’escrocs organisés…Ceux qui décident de parler sont réduits au silence. C’est vous qui provoquez chaque fois les guerres. Ce n’est pas l’opposition qui fabrique la colère, mais plutôt vous. Ce pouvoir a échoué… ». Des propos qui forcement font polémiques. A cet effet, le président de Génération Consciente Côte d’Ivoire Nouvelle a tenu à faire des précisions afin d’éviter bien d’amalgames.
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Lancine Gbon Coulibaly-Je n’ai jamais parlé de violence
À tous ceux qui m’ont écouté : je précise simplement ceci. Oui, mes mots sont forts. Et ils continueront de l’être, parce que la souffrance que nous vivons l’est encore plus. Je parle de mobilisation. Je parle de conscience. Je parle de désobéissance citoyenne. Mais je n’ai jamais parlé de violence. Je n’ai jamais appelé au désordre. Et je ne le ferai pas. Je parle de révolution, et je l’assume. Mais pas une révolution de sang. Pas une révolution de guerre. Une révolution des consciences. Une révolution dans l’ordre. Une révolution dans la discipline. Une révolution dans la vérité. C’est un droit. Et c’est un devoir. Je parle depuis l’étranger, non par confort, mais parce qu’il faut bien qu’une voix libre parle quelque part, pendant que d’autres sont réduits au silence. Et à ceux qui cherchent à manipuler mes propos, ou à justifier leur propre chaos, je dis ceci : “Quand un peuple est acculé, quand il n’a plus rien à perdre, alors il devient plus puissant que tous les régimes armés ».
Cette force invisible, c’est ce que Sun Tzu appelait : l’énergie du désespoir, ce n’est pas une arme à feu. C’est une force de lucidité, de refus, de dignité. C’est comme un peuple affamé, humilié, menacé… Il n’a plus peur. Mais je vais plus loin : Si demain, des violences éclatent, si des jeunes sont instrumentalisés, si des émeutes surgissent, il faudra avoir le courage de se poser la vraie question : Qui les aura provoquées ? Parce que nous savons comment agit ce pouvoir : Créer lui-même les troubles, blesser des innocents, et pointer du doigt ceux qui éveillent les consciences. Alors que les choses soient claires : Nous ne sommes pas les fauteurs de guerre. Nous sommes ceux qui veulent éviter que la guerre revienne. Nous ne sommes pas les pyromanes. Nous sommes ceux qui hurlent avant que la maison ne brûle. Nous voulons le changement. Mais nous le ferons dans l’ordre. Dans la discipline. Et dans la lucidité.

