
Côte d’Ivoire-Société-Boudé par les Ivoiriens, le péage de Grand-Bassam à l’agonie
Les coûts du péage de l’autoroute de Grand-Bassam (péage de Bassam), oscillent entre 1000 FCFA pour les véhicules légers ou voitures personnelles ; 1500 FCFA pour les véhicules intermédiaires ou de classe 2 (moins de 32 places); 2500 FCFA les autocars et véhicule à deux essieux (plus de 32 places) ; et 3500 FCFA pour les autocars et véhicules à 3 essieux (poids lourds). Des tarifs excessifs que la grande majorité des usagers dont le juriste Jean Bonin Kouadio, ne cessent de demander la révision à la baisse, surtout qu’il s’agit d’un péage situé à moins de 17 Km de la ville d’Abidjan. Le décryptage de Jean Bonin.
« M. le ministre Amédé Kouakou, selon un récent reportage diffusé sur une chaîne de télévision nationale, le péage de Bassam enregistrerait péniblement 500 véhicules par jour, au lieu des 30.000 attendus. C’est un constat d’échec. Cet échec peut aisément s’expliquer notamment par l’absence d’études sérieuses de trafic et surtout d’une nécessaire étude d’acceptabilité du péage qui auraient permis de déterminer le juste prix du passage. À plusieurs reprises, nous y avons consacré des posts pour attirer votre attention sur le risque de désaffection qui pourrait en résulter de la part des usagers de la route, compte tenu de la période de forte inflation actuelle. Nous n’avons malheureusement pas été entendus. Au contraire, avec condescendance, vous avez demandez aux conducteurs réfractaires d’emprunter la voie alternative qui, elle, est restée gratuite. Le moindre qu’on puisse dire, c’est qu’ils vous ont parfaitement compris. Depuis lors, cette voie ne désemplit pas.
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Il est temps de faire le bilan de votre action et de prendre la seule mesure qui vaille ; le réajustement tarifaire qui permettrait de renouer avec un trafic significatif à même de renflouer les caisses de l’Etat et éviter la bérézina à laquelle vous êtes confronté. Il n’y a aucune honte à reconnaître qu’on s’est trompé de bonne foi. Seul Dieu ne se trompe jamais. Or, vous n’êtes pas Dieu. L’erreur est humaine, persévérer [dans son erreur] est diabolique. Baissez le tarif à 500F par passage. L’Etat y gagnera. Les automobilistes y gagneront. La Côte d’Ivoire y gagnera. Errare humanum est, perseverare diabolicum. »

