
Société-Axe Oumé-Sinfra-Un calvaire pour les populations locales qui ont du mal à écouler leurs productions agricoles
Les villes d’Oumé et de Sinfra sont depuis des années, des grands greniers de la Côte d’Ivoire. Elles occupent aussi une place de choix dans la production des produits d’exportation comme le binôme café-cacao. Plusieurs hectares de plantations d’hévéa et de manioc font également la fierté de ces deux villes du centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Mais en matière d’infrastructures, Oumé et Sinfra sont loin d’être bien loties. Elles croulent notamment sous le poids du mauvais état de la route. Le trajet entre ces deux localités en passant par Konefla est impraticable. Cette voie longue de 66,4 km est un véritable calvaire pour les automobilistes. Les populations surnomment ce tronçon en piteux état, « la route de la mort ». En saison pluvieuse, on y enregistre de nombreux accidents.
Entre Oumé et Sinfra, seul un type de véhicule réussi à braver la dégradation avancée de la route. Ce sont les minicars de 22 places, plus connus dans cette partie de la Côte d’Ivoire sous l’appellation « Les rois de la route » ou badjan. Mais le déplacement de ces véhicules entre les deux villes pour transporter les habitants ne se fait pas sans difficultés. En plein voyage, les passagers sont souvent obligés de descendre des véhicules pour faire de longues marches à pied sur 200 à 300 mètres, voire 500 mètres pour rejoindre le véhicule de 22 places avant de continuer le chemin. Les populations locales n’ont qu’un seul souhait. A défaut du bitumage de l’axe Oumé-Sinfra, elles appellent les autorités à engager des travaux de reprofilage régulier afin d’offrir aux populations et aux produits agricoles, de meilleures conditions de voyage.

